Bonjour

Bonjour de la part de Fred Eckhard

bonjour

Fred Eckhard avec bénéficiaire Haoua dans son village natal, Sinsine.

En 2005, j’ai mis fin à mes fonctions de porte-parole de Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, pour une retraite bien méritée. Ma femme Kathryn, qui est écossaise, a suggéré que nous nous installions en Bretagne, au Nord Ouest de la France, pour son climat proche des aléas météorologiques écossais: vent, pluie, éclaircies, mais en plus clément. Nous avons trouvé une maison de rêve, avec vue sur la mer. Pour moi c’était le paradis.

Mais une pensée commençait à me turlupiner: il était temps de rendre la monnaie. Et, comme souvent, le hasard fait bien les choses. La femme, qui nous a vendu la maison, Gilberte Saint Cast, avait crée, dix ans auparavant, une organisation humanitaire pour venir en aide aux jeunes filles du Burkina Faso. (Pour connaître l’histoire, que j’ai écrite dans une chronique du International Herald Tribune, publiée en français dans le site internet du Monde , (cliquez ici.) http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/06/02/85-euros-et-un-velo-par-frederic-eckhard_1366355_3232.html

Je suis allé avec Gilberte et son mari au Burkina Faso en 2009 et 2010, pour un séjour d’une quinzaine de jours à chaque fois. Ce qui m’a frappé c’est que les Burkinabés étaient parmi les plus pauvres de la planète et pourtant ils débordaient d’optimisme et étaient prêts à travailler dur.
Les jeunes filles sont confrontées aux mêmes problèmes au Burkina que dans le reste du monde, mais le gouvernement s’efforce de mener à bien un des objectifs définis par mon ancien patron, Kofi Annan, dans le cadre de ses Buts pour le Développement du Millénaire, c’est-à-dire l’égalité des droits à l’éducation pour les garçons comme pour les filles. Une aide financière modeste de la part de l’association de Gilberte permettait à 45 filles d’aller au bout de leurs années lycée ou d’aller en filière professionnelle.
Je ne pouvais pas m’empêcher de m’investir davantage. J’ai travaillé aux côtés de Gilberte, mais je voulais faire plus. Pourquoi ne pas aider les jeunes filles à poursuivre leurs études à l’université? Deux des jeunes filles, soutenues par Gilberte, ont obtenu leur baccalauréat en 2010 et chacune voulait aller à l’université pour mener des études de comptabilité. Avec l’aide de mon fils, qui habite en banlieue de New York, j’ai collecté assez d’argent pour donner à chacune de ces jeunes filles une bourse d’environ 750€ chacune. (En 2015, cinq ans après, toutes les deux ont terminé leurs études pour le Master.)
Puis, en été 2011, deux autres jeunes filles aidées par Gilberte ont réussi à leur examen du baccalauréat. Il y avait également une troisième que Gilberte a aidée, qui était à l’université sans aucune aide et dont les parents ne pouvaient plus financer les frais d’étude. Ces trois jeunes filles plus les deux que nous avons commencé à aider en 2010, cela faisait cinq jeunes filles pour lesquelles il fallait solliciter des fonds en 2011.
Gilberte m’a invité de prendre en charge le financement des études supérieures de ces jeunes filles en créant une nouvelle association humanitaire qui travaillerait en étroite collaboration avec la sienne. En 2011, j’ai donc lancé une association que j’appelle Burkina Women’s Education Fund (BWEF) (« Fonds pour l’enseignement supérieur des jeunes femmes du Burkina Faso »).

Pour l’année scolaire 2012-13, le nombre de bénéficiaires a sauté à 14 ; en 2013-14, 18 ; 2014-15, 20 et en 2015-16, 21.

En 2014, j’ai lancé un Fonds de Santé, dirigé par un médecin qui vient de prendre sa retraite de l’Organisation Mondial de la Santé pour faire en sorte que des maladies n’interrompent pas les études de nos jeunes filles.
Mon épouse et moi-même habitons dans un petit village de pêcheurs où tout le monde se connaît. Alors, avec l’aide de nos amis et voisins, j’organise un rallye automobile et une dégustation de vins (j’adore le vin). Et de temps-en-temps je donne des discours et je passe « le petit panier » pour collecter un peu d’argent.
Mes anciens collègues des Nations Unies, ainsi que d’autres amis et membres de la famille, ont été très généreux. Je suis sûr que cette année nous pouvons rassembler les 40,000€  nécessaires pour aider les 17 jeunes filles qui vont continuer leurs études en 2016-17 aussi bien qu’une dizaine qui nous demande de l’aide pour la première fois.
Cela semble assez simple, vous ne trouvez pas? En fait, le slogan que j’ai choisi pour le BWEF est « Do Good, Have Fun »–« Faites une bonne action en vous amusant ». Voulez-vous vous joindre à moi?

France

Email: info@chanceforchangecharity.org