2016 Burkina Day 4: Afternoon at The General Meeting

Après-midi du Jour 4 : L’assemblée générale

10 Janvier 2016

Il est difficile de dire ce qui est le plus important dans une visite complète et complexe comme celle-ci, mais certainement l’un des événements les plus importants est l’assemblée générale de nos bénéficiaires, aujourd’hui, à Ouagadougou.

Sur la route vers le bureau de Christiane, j’ai repéré quelques graffitis. Thomas Sankara, président du Burkina assassiné en 1987, probablement avec la complicité de son ami Blaise Compaoré qui lui a succédé en tant que président (et peut-être aussi d’un ou deux gouvernements étrangers), a été appelé le Che Guevara de l’Afrique. C’est lui qui a renommé le nom du pays, la Haute-Volta en Burkina Faso, « le pays des hommes intègres », il habitait chez lui et non dans le palais présidentiel, il conduisait sa petite voiture, pas une limousine, pour aller travailler, il portait de simples tuniques africaines en coton du Burkina, il a favorisé les droits des femmes, le droit à l’éducation, les soins de santé pour tous.

Compaoré et certains de ses plus proches collaborateurs ont été mis en examen et accusés d’assassinat. Nous verrons ce qu’il en adviendra.



Sa pensée a inspiré la révolution contre Compaoré et a marqué profondément la société, encore aujourd’hui.

Tous nos bénéficiaires de Ouaga étaient invités à se réunit au bureau de Christiane. La plupart sont venus. Christiane m’avait conseillé sur la façon d’organiser la réunion, et je l’ai laissée faire. Elle est consultante en management et je ne suis qu’un ancien porte-parole.


Elle a commencé par un tour de table où chaque fille s’est présentée, a dit ce qu’elle étudiait et où, et quel diplôme elle espérait obtenir.


Laissez-moi vous les présenter. De gauche à droite.

Bénédicte est en première année de droit. Elle n’est pas au mieux de sa forme, car son père, qui était chef de canton à Koudougou, est décédé l’an dernier.


Josiane, aussi en première année d droit, dans la même université que Bénédicte.


Madeleine, troisième année de droit et provocante.


La modeste Diane, seconde et dernière année de Maîtrise en comptabilité.


Pascaline, première année d’anglais. Elle a l’air effrayée.


Rajaa, confiante, en deuxième année de télécommunications. « Elle s’ennuie. »


Hélène, deuxième et dernière année de maîtrise comptable. Elle a failli renoncer il y a un an, car elle passait beaucoup de temps auprès de sa mère mourante, au lieu d’aller en cours. Mais elle a réussi à rebondir.


Pélagie, qui a achevé avec succès un programme de trois ans par une licence en hydrologie délivrée par le 2iE, une des meilleures écoles d’ingénieurs d’Afrique.


Et Natacha, qui a achevé avec succès un cycle de deux ans en agriculture et n’a pas encore décidé si elle continuerait trois ans de plus pour obtenir un diplôme d’ingénieur.


Il manquait Rita, une étudiante brillante, en cinquième année de médecine qui est en tête de sa classe et Inès las sceptique, étudiante en journalisme.

Christiane leur a montré certains de mes reportages photographiques sur la collecte de fonds afin qu’elles se rendent compte du nombre de personnes dans le monde qui travaillent pour elles – les propriétaires de voitures anciennes qui ont défilé et les commerçants locaux qui les ont parrainés, les amateurs de vin qui ont assisté aux dégustations, les élèves de Stella Maris à Saint-Quay-Portrieux qui ont fait le jeûne le Vendredi Sainte pour faire un don de 300€, les gourmets qui ont payé 100 $ le couvert pour un déjeuner au restaurant Pylos à Manhattan, la foire au vin et au fromage à Wyckoff, dans le New Jersey, les restaurateurs qui ont offert des repas pour une loterie et les centaines de personnes sur les cinq continents qui ont effectué des dons de 10 $ à 3000 €.

Elles avaient l’air reconnaissantes.


* * *

France

Email: info@chanceforchangecharity.org