2016 Burkina Day 8: Rajaa, Clarisse, US Embassy, Pascaline, Josiane

Jour 8 : Rajaa, Clarisse, ambassade des États-Unis,

Pascaline Z, Josiane

14 janvier 2016

Rajaa nous a été recommandée par Marion, qui est la représentante de Chance for Change au Burkina Faso. Elle a pris le temps de nous rejoindre après son travail pour nous faire visiter l’Université de Rajaa ainsi que sa maison. Nous sommes allés la chercher en centre-ville, au bureau d’une agence de comptabilité. Il faisait chaud, mais pour moi, c’était tolérable.


En route vers l’Université, j’ai remarqué un panneau d’affichage indiquant : « Non à la Fraude et à la Corruption. » Roch (le nouveau Président du pays) a pris un bon départ.


L’Université était connue sous le nom d’ISIG, mais quelqu’un a dû leur dire qu’ils pouvaient faire mieux. Elle se nomme désormais « l’Aube Nouvelle ». Le bâtiment principal est situé sur un grand rond-point.


Derrière, il y avait une mer de motos. Parking payant.


La cour intérieure était ombragée et fraîche.



Nous avons trouvé le bureau administratif. Les employés étaient contents de nous aider. Rajaa a obtenu de bons résultats l’année dernière. Elle a terminé avec une moyenne de 12/20, ce qui est bien. Il n’y a pas encore de notes cette année. « Elle est assidue. » J’aime entendre cela. Elle est en deuxième année de télécommunications.


Nous avons également voulu avoir des nouvelles de Clarisse, qui termine son Master d’informatique cette année. Mais pour cela, nous avons dû aller dans un autre bâtiment.


Nous avons été invités à nous asseoir dans la salle d’attente.


J’ai trouvé que Mariam était de très bonne humeur ; elle avait été sans emploi pendant très longtemps et maintenant elle avait un vrai travail.


Le doyen de l’Université, Mr Sangaré, nous a rejoints. Il nous a dit qu’il n’y avait pas de bureau de libre, alors il a seulement rapproché une chaise.


Clarisse avait réussi tous ses examens. Elle devait à présent faire un stage d’au moins trois mois, rédiger un mémoire et le défendre. Nous avons demandé au doyen si elle pouvait faire son stage avec Steve, le garçon de Peace Corps (organisation américaine de coopération et d’aide aux pays en développement). « Bien sûr, a-t-il dit. Je connais Steve. Il pourra la conseiller sur son sujet de mémoire. » Parfait.

Ensuite, nous sommes partis et nous avons traversé la ville pour rendre visite à Rajaa chez ses parents. Son père était toujours là, il est sans emploi depuis cinq ans. Sa mère travaille. Rajaa nous a offert le verre d’eau traditionnel avant de parler. Il est supposé vous empêcher de mentir.


Rajaa a dit qu’elle voulait faire un Master, mais j’ai dû mettre un frein à ce désir. Notre nouvelle politique, recommandée par le groupe de femmes universitaire du Burkina, est de soutenir les études de Master uniquement pour les excellentes étudiantes. Rajaa a dit qu’elle était d’accord. Elle a posé avec son père.


Je lui ai dit que sur ma photo au meeting général, elle avait l’air de s’ennuyer comme un rat mort. Je lui ai dit que si elle devait passer à la télévision, elle allait devoir apprendre à sourire. Elle m’en a alors donné un beau.


L’après-midi, j’avais rendez-vous avec Brenda Soya, directrice de la diplomatie publique de l’ambassade des États-Unis. Sur notre chemin, nous avons rencontré un obstacle.


Le bâtiment de l’ambassade est gigantesque, neuf et sécurisé. Les photos ne sont pas autorisées, sauf celle-ci, prise à distance. Brenda ne connaissait pas Steve, le garçon de Peace Corps ; elle était intéressée. Elle était à la recherche de femmes burkinabées professionnelles pour un séminaire. Je lui ai suggéré Christiane. J’avais emmené Pascaline, qui est étudiante en première année d’anglais, et Awa, mais comme elles n’avaient pas leurs papiers d’identité, elles ont dû attendre à l’extérieur.


Nous avons ensuite roulé jusqu’à la maison de Josiane. (Elle est étudiante en première année de droit.) Sa mère et sa grand-mère nous attendaient.


La maman de Josiane nous a expliqué qu’ils avaient dépensé une fortune pour inscrire leur fils et leur autre fille dans des écoles privées et qu’ils dépendaient de nous pour aider Josiane. Je lui ai dit que Josiane nous avait raconté qu’elle vivait avec une tante qui lui faisait faire des tâches ménagères avant d’aller à l’école et que cela empiétait sur ses études. (Nous ne payons à Josiane que les frais de scolarité parce que ses deux parents travaillent.) « Ne pouvez-vous pas faire quelque chose pour elle ? leur ai-je demandé. Nous pourrions partager. » Sa mère ne s’est guère montrée enthousiaste à cette idée.


Elle dit qu’elle y réfléchirait.


Nous avons traversé le marché de Pisi sur le chemin du retour à l’hôtel.


Ce soir-là, Clarisse est venue pour discuter.


Je lui ai annoncé que Steve, le garçon de Peace Corps, souhaitait lui proposer un stage ; elle devrait le rencontrer la semaine prochaine. Cela pourrait aboutir à un emploi. Elle était ravie. Elle m’a souhaité bonne nuit, a sauté sur son scooter et est rentrée chez elle.


* * *

France

Email: info@chanceforchangecharity.org