2016 Burkina Faso Day 27: Departure

Jour 27, Retour

2 Février 2016

Et maintenant toute une journée à ne rien faire, à part d’attendre mon avion pour Paris, assis dans le jardin du Karité Bleu. Pauvre Air France. Avec les troubles ici et le couvre-feu qui a suivi, les équipages ne pouvaient plus passer la nuit à Ouagadougou. Le couvre-feu a été levé, l’endroit est encore considéré comme dangereux. Le vol partira un peu plus tôt ce soir (celui de la nuit dernière a été annulé) et fera un arrêt à Lomé, au Togo, au lieu de Niamey, au Niger, afin de changer l’équipage. Mais le jardin était paisible. Mon coin préféré, à côté de la fontaine:

 

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J’ai reçu un e-mail d’Hélène. Suite à notre forte insistance, elle et sa sœur Madeleine ont fini par consulter un médecin. Les kystes de Madeleine avaient disparu; le médicament a fait effet. Mais pas ceux d’Hélène. Elle a besoin d’être opérée. J’ai demandé au docteur Lydie Tapsoba de notre Fonds de Santé de revoir leurs situations et de conseiller Hélène. Elle a accepté.

J’étais seul à l’hôtel pour le moment. Je ne vous l’ai pas dit, mais il y a une autre grue couronnée. Une femelle. Le propriétaire m’a dit que c’est une espèce protégée et que chaque oiseau peut se vendre jusqu’à 2000 €. Il a eu les siens gratuitement. Je remarquai que le mâle est beaucoup moins agressif maintenant qu’il a une partenaire. Il chante; il danse; il est heureux. Une leçon pour nous.

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J’ai remarqué que la femelle nichait au sol. Je n’avais jamais vu ça avant. J’imagine qu’elle est enceinte, prêt à couver ses œufs. Ça va être quelque chose!

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Abdoulaye est venu avec de l’argent pour payer ma note d’hôtel. Mais il avait aussi apporté des colliers faits par une amie de Christiane. Elle n’était pas loin; je lui ai demandé si je pouvais lui rendre visite. Il a dit d’accord.

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Nous sommes entrés dans une petite maison pour rencontrer Ami, qui fabrique des colliers.

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Elle était à l’ouvrage.

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Sa production était accrochée sur le mur à côté d’elle. Je lui ai acheté trois colliers, pas sûr qu’ils se vendront en Europe ou aux États-Unis. On verra.

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Plus tard, Jean-Pierre est passé. Il est le directeur du lycée qui organise un échange de lettres avec les élèves du collège de notre village en France.

2016_Burkina_Day27_Jean-Pierre
Il avait tout un paquet de lettres à me remettre.

2016_Burkina_Day27_letters
À 4:30, Christiane est venue avec Mariam, la représentante de Chance for Change au Burkina et Armata, une professeur des collèges membre du groupe des femmes diplômées de l’université.

2016_Burkina_Day27_Armata
Christiane a expliqué son concept. Les membres du groupe des femmes universitaires sont trop occupés avec les familles et leurs carrières, à l’exception de quelques-unes qui sont motivées – comme Mariam…

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…et Armata.

2016_Burkina_Day27_Armata_2Elle est sur le point de créer une nouvelle association, un réseau des femmes. Elle ne sait pas encore comment elle l’appellera. Mais elle commencerait avec nos 14 diplômées, une nouvelle génération. Elle organiserait des sessions de formation, comment se préparer à un entretien d’embauche, comment rédiger un CV. Elle est pleine d’énergie. Et je suis plein d’espoir.

Christiane et Marion m’ont conduit à l’aéroport, et deux bagagistes sont venus me saluer, Natacha, diplômée dans l’agriculture au bout d’un cursus de deux ans, et Pélagie, qui a obtenue une licence (trois ans) en hydrologie. J’étais ému. La nouvelle génération est sur le point de prendre le relais.

2016_Burkina_Day27_Natacha_Pelagie

France

Email: info@chanceforchangecharity.org