2017 Jour 19

Samedi 28 janvier

Abdoulaye m’a conduit jusque chez la tante de Josiane, ou? celle-ci loge pendant l’anne?e scolaire. Josiane nous a guide?s avec le ve?lo de sa tante.

Elle nous a invite?s a? entrer dans la cour. Sa tante e?tait la?.

Nous nous sommes installe?s dans le salon pour discuter.

Sa tante a cinq enfants; Josiane partage un matelas avec deux de ses filles.

Elle est en deuxie?me anne?e de droit et elle a de bonnes notes. (Nous les avions de?ja? contro?le?es aupre?s de son universite?.) Tout va bien chez sa tante. Je m’attends a? beaucoup venant d’elle.

Nous sommes ensuite alle?s rencontrer Laure Estelle, que nous avions aide?e pendant trois ans a? l’Universite? de Koudougou, ou? elle a eu un Master en lettres modernes. Elle enseigne a? une e?cole secondaire a? Kalsaka, plusieurs centaines de kilome?tres de Ouaga. Elle a du? se lever to?t ce matin pour prendre le car de 06h00 afin de nous rencontrer pour le de?jeuner. En allant vers la gare, il y avait beaucoup d’agitations dans les rues. Le Burkina Faso est arrive? en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations! Inattendu.

On a pu acheter des casquettes, des drapeaux, des cornes a? chaque carrefour.

Nous nous sommes installe?s dans un restaurant recommande? par Christiane. Abdoulaye nous y a accompagne?s.

Cela fait deux ans que Laure Estelle enseigne a? Kalsaka, mais sans salaire pour la premie?re anne?e car il existe un syste?me de service national. Depuis le mois de fe?vrier, elle rec?oit 200,000 f CFA par mois (300€), ce qui est bien. Puisque son fre?re aine? a e?galement un salaire, ils peuvent tout les deux payer les me?dicaments pour leur me?re, qui a une maladie de coeur, ainsi que la scolarite? pour un jeune fre?re et trois soeurs qui sont toujours a? l’e?cole. Elle m’a confie? avoir un petit ami qui est enseignant—une histoire qui se termine bien.

Apre?s le de?jeuner, nous avons fait quelques achats. Depuis cinq ans, j’ache?te des bronzes chez Kalifa que je vends au profit de notre association. Kalifa travaille au Centre National d’Artisanat et d’Art.

Comment choisir?

Pas de proble?mes; j’ai choisi une douzaine. Kalifa les a emballe?s pour moi.

J’ai e?galement achete? quelques batiks de Saidou qui travaillait dans la cour.

Ensuite, encore du shopping. C’est la troisie?me anne?e, je pense, que je visite Kologh Naba, une association cooperative de femmes cre?e?e par Else, ancienne repre?sentante de la Croix Rouge en Afrique de l’Ouest pour le Danemark. Des femmes fabriquent des ve?tements, des nappes, des torchons, des tabliers, du savon a? base de beurre de Karite?. J’ai achete? un peu de tout. Avant cela, nous nous e?tions installe?s a? l’ombre pour discuter.

Kologh Naba veut dire “pre?s du chef”, un concept re?confortant. Un sculpteur a cre?e? le logo de Kologh Naba en bois.

Nous avons quitte? Else. J’avais rendez-vous avec Le?ocadie, qui a eu son diplo?me de sante? en 2015 et qui n’a pas encore trouve? de travail. Elle habite loin, et partout dans les rues il y avait un total chaos. Le Burkina a battu Guine?e-Bissau 2-0 et avanc?ait en demie finale! Les routes e?taient presque impraticables a? cause des foules extatiques.

Nous sommes arrive?s tre?s tard chez Le?ocadie.

Elle habite chez sa grande soeur, son mari et trois enfants. Abdoulaye, mon chauffeur et photographe, ve?rifiait son appareil.

Le?ocadie m’a indique? qu’elle avait repasse? au mois de de?cembre le test d’inte?gration pour le service public et qu’elle attendait toujours les re?sultats. Je lui ai souhaite? bonne chance.

Je suis rentre? a? l’ho?tel. J’avais programme? un di?ner avec Marion, notre stagiaire de 2014. Depuis qu’elle a eu son Master de la Sorbonne elle s’est installe?e a? Ouaga avec son ami Henri, qui est proprie?taire de Villa Kaya, auberge et bar. Villa Kaya a e?galement une boutique de cadeaux. J’ai donc achete? encore de l’artisanat mais j’ai surtout appre?cie? un bon di?ner avec Marion.

France

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