2017 Jours 8 & 9

Jours 8 and 9
mercredi 18 et jeudi 19 janvier 2017

Abdoulaye est rentre? a? Ouaga avec la voiture de Christiane. Quant a? moi, j’ai pris le car pour Bobo.

Comme d’habitude, j’e?tais le seul europe?en dans le car. Bobo se trouve a? 282 km a? l’ouest de Koudougou. Normalement, cela devrait prendre quatre heures de route pour y arriver. La route a? deux voies a e?te? re?cemment goudronne?e par l’Union Europe?enne. A cause de multiple accidents, des dos d’a?nes ont e?te? installe?s pour ralentir la circulation. De plus, depuis l’attaque a? Ouaga de janvier 2016, les contro?les se multiplient. Il nous a donc fallu 5-1/2 heures. Il n’y avait rien a? faire sauf de regarder par la fene?tre.

De voir des petits lacs au Burkina m’e?tonne toujours; c’est un pays semi-aride. Mais pendant la saison des pluies, du mois de juin jusqu’en septembre, ils y reste de l’eau qui se maintient toute l’anne?e.

A Bobo, j’e?tais de nouveau invite? chez Yves et Odile, un couple franc?ais. Odile est engage?e dans l’humanitaire une bonne partie de sa vie. Actuellement, elle aide une centaine d’enfants.

Yves et Odile en janvier 2016.

Le lendemain, Dr. Traore? est venu me chercher. Depuis sa retraite de l’Organisation Mondiale de la Sante? il y a trois ans, il nous a servi, en tant que be?ne?vole, comme Directeur de notre Fonds de Sante?. Il a offert encore cette anne?e de me servir de chauffeur.

Nous sommes alle?s a? l’Ecole Nationale de Sante? Publique ou? nous aidons trois be?ne?ficiaires— Rokia, Mouniratou and Sonia.

De gauche a? droite, Mouniratou, Sonia et Rokia.

Rokia avec Dr. Traore

Rokia nous a e?te? propose?e par Odile, qui l’a aide?e au niveau secondaire. Elle est en deuxie?me anne?e d’un programme de trois ans de formation en sante?. Elle a d’excellentes notes. Mouniratou a? e?te? aide?e au niveau secondaire par notre association soeur en Bretagne, Solidarite?. Elle aussi est en deuxie?me anne?e et tout va bien.

Apre?s avoir trouve? une table et deux chaises dans le corridor, j’ai rencontre? les trois jeunes filles une par une.

Sonia est un cas spe?cial. Nous avons paye? ses frais de scolarite? pour sa premie?re anne?e de droit, mais elle a re?ussi entre-temps a? un concours national en sante? pour une bourse du Gouvernement. Elle a donc de?cide? d’abandonner le droit. D’ici jusqu’a? la fin de ses e?tudes, le Gouvernement prend le relais.

Sonia

Nous avons ensuite traverse? la ville pour visiter le campus a? Bobo de l’universite? de l’Aube Nouvelle ou? Anne-Ge?raude est inscrite en premie?re anne?e en gestion de ressources humaines. Ici, les mosque?es sont beaucoup plus nombreuses que les e?glises.

Le campus de l’Aube Nouvelle est tout neuf et bien entretenu.

Le Directeur d’e?tudes, Joachim Ouedraogo, nous a de?clare? qu’Anne-Ge?raude avait bien commence? —jusqu’ici elle a des bonnes notes.

Avec Anne-Ge?raude, nous avons trouve? un coin tranquille pour discuter. Elle m’a appris qu’elle e?tait membre du Club Anglais. C’est important, car a? partir de l’anne?e prochaine elle aura des cours bilingues. Le Club Anglais organise chaque e?te? un se?jour au Ghana pour pratiquer l’anglais. “Puis- je y aller,” m’a-t-elle supplie??

“Attends,” ai-je re?pondu. “Parlons d’abord de tes moyens de transport”. Elle m’a explique? qu’elle habite a? 17 km de l’e?cole. Elle marche a? pied 3-4 kilome?tres jusqu’a? la route goudronne?e. La?, une amie avec une moto l’emme?ne a? l’universite?. J’ai de?cide? tout de suite d’autoriser l’achat d’un ve?lo pour aller a? la route goudronne?e et en plus un peu d’argent pour payer la moitie? du carburant de l’amie. Nous discuterons de l’e?te? au Ghana une autre fois.

J’ai de?jeune? avec Dr. Traore? et nous avons parle? du Fonds de Sante?. Apre?s trois ans, une bourse du Cercle Fe?minin de l’ONU—Gene?ve e?tait maintenant e?puise?e. En 2016, nous avons finance? quatre interventions chirurgicales d’urgence—une tumeur au sein, des kystes ovariens, une blessure au genou et, pour Marie-The?re?se, une tumeur a? l’intestin. Je ne pouvais pas imaginer qu’on abandonnerait le Fonds. Le Docteur et moi avons donc de?cide? de le financer par notre budget annuel.

En rentrant chez Odile, nous sommes passe?s par la gare de Bobo—je l’adore.

Nous avons trouve? Odile installe?e sur sa terrace en train de faire des exercices avec trois jeunes.

Sa ville natale en France est Montpelier. Depuis une trentaine d’anne?es elle s’engage avec une association qui envoie de l’aide au Burkina. Des cartons arrivent re?gulie?rement, obligeant Odile et Yves de construite un petit garage pour les entreposer.

Apre?s le de?jeuner, Odile a voulu me montrer le Muse?e de Bobo. La restauration du muse?e e?tait un autre projet humanitaire pour elle. Elle a emmene? les trois gosses avec nous. “Ils n’ont jamais vu un muse?e,” a-t-elle explique?.

Un guide qui connaissait bien Odile nous a accueillis a? la porte.

Ce masque du peuple Bamba dans la re?gion de De?dougou repre?sente un crocodile.

Ce chapelet utilise? pour la planification familiale e?tait dans un pre?sentoir nouvellement installe? gra?ce aux efforts d’Odile.

Dans le jardin, il y avait des exemples de diffe?rentes maisons traditionnelles. Cette maison en boue est a? deux e?tages. On peut descendre de la terrasse a? l’e?tage en utilisant cette e?chelle en bois.

Je sais le faire.

Le guide nous a montre? un ruisseau au bord du terrain.

Les gosses e?taient captive?s par les poissons qui sont tous sacre?s.

Le jardin des sculptures en bois e?taient encore plus inte?ressant. C’est ici que le sculpteur Sidikiba y travaille mais e?tait absent a? ce moment la?. Cependant ses outils e?taient pre?ts a? travailler.

Un paysage surre?el de bois sculpte?.

Nous avons rencontre? Kalifa Dembele-Seydou, fabriquant des instruments de musique traditionnelle. Il a invite? les jeunes a? en jouer.

C’e?tait la fin de notre premier jour a? Bobo.

France

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