2017 Jour 3

Jour 3

jeudi 12 janvier 2017

Le nouveau hôtel était correcte ; j’ai bien dormi. Premier rendez-vous du lendemain était avec Hélène, une de nos deux premières bénéficiaires de 2010. Nous avons financé pour elle trois ans de Licence et deux ans de Master en comptabilité.

Nous avons commencé par son institut, CERPAMAD, où on a trouvé un vieux ami, M. Kamdou, Directeur Académique. Ensemble nous avons revue ce que Hélène doit faire pour soutenir sa thèse. En plus, nous avons discuté sa sœur Madeleine, à CERPMAD elle aussi, qui vient de commencer un programme d’un an pour une Maitrise en droit.

 


Ensuite, nous sommes allés visiter Hélène à son stage avec Yarmotek, une société qui spécialise en sécurité de l’internet. Elle nous a accueilli à la portail, avec une aire très professionnelle.

Hélène

Hélène a perdu presqu’un an pour des raisons de santé. Christiane, qui nous représente au Burkina, a remarqué qu’elle avait l’air gonflé. Elle a insisté qu’Hélène voir un médecin. Le docteur a trouvé qu’elle avait des kystes ovaires sur le point d’éclater. Nous avons payé pour une intervention chirurgical qui a probablement sauvé sa vie.


Avant d’aller au bureau de Christiane, j’ai passé par la boutique TelMob pour acheter une clé USB pour connexion à l’internet. Quelle miracle ! Ca marche ! Il sera indispensable à Koudougou où la connectivité est mauvaise et je perd des heures dans des cyber cafés. Curieux ; ils avait un sapin de Noël devant la vitrine, tandis que la majorité est Musulman. C’est un pays tolérant, le Burkina Faso.

Christiane

J’ai déjeuné avec Christiane dans un restaurant local et puis nous avons passé la plupart de l’après-midi ensemble. Notre ordre du jour était long.
Vers la fin de l’après-midi, Abdoulaye m’a conduit chez Clarisse. C’est un cas spéciale. Elle a environ 40 ans, ayant passé des années dans un couvent comme religieuse. C’était un ordre monastique et cela ne l’a pas plu ; elle l’a abandonné. Ensuite, une association Catholique des femmes a financé ses études de Licence en l’informatique et puis elle nous a trouvé par l’internet. Nous l’avons soutenu pendant deux ans en analyse programmation. Elle a terminé ses cours l’année dernière. Maintenant elle prépare la soutenance de sa thèse.

Clarisse habite loin du centre; nous n’avons pas pu trouver l’adresse. Abdoulaye a stationné la voiture pour téléphoner. J’ai regardé un marché tranquille.


Clarisse est venu nous chercher sur sa moto et nous a guidé chez elle.


Elle avait de la chance. Une cousine a du accompagné son mari, d’une façon temporaire, à Koudougou mais elle ne voulait pas déménager. Clarisse loue cet appartement meublé pour 35,000 f CFA (53€) par mois.


Elle donne des cours particuliers chez elle à des individus, ou a des groupes, par exemple, à une école. Elle demande entre 5,000 (7,60€) et 7,500 f CFA (11,40€) l’heure. Avec ça, elle mange et elle paie son logement—mais c’est juste.

A court terme, elle voudrait trouvé un emploie afin de savoir qu’elle pourrait payer tous ses frais à la fin du mois. A long-terme, elle voudrait créer un institut de l’informatique. Donné son optimisme et sa ténacité, je crois qu’elle va réussir.


Ensuite, nous avons visité Diane, qui habite le même coin. Clarisse nous a accompagné.

Avec Diane, à gauche, et Clarisse.

Diane aussi est un cas spécial. Elle a perdu ses deux parents à l’âge de trois ans. Elle a été élevée par un oncle qi ne voulait plus d’elle une fois qu’elle a eu son baccalauréat. Depuis 2011, donc, nous l’avons pris en charge 12 mois sur 12. Nous sommes entré dans l’appartement modeste qu’elle partage depuis cinq ans, plus récemment avec une autre Clarisse qui elle connais depuis l’école primaire.


Le seul meuble dans le salon était une table simple qui lui servirait de bureau. C’était dans un coin sombre sans lampe.

Elle a soutenue sa thèse de License l’année dernière et elle a terminé ses cours de Master-2 en comptabilité au mois de décembre. Elle espère de soutenir pour le Master début 2018 au plus tard.

Puisque ses cours de Master ont eu lieu le soir, elle a pu faire plusieurs stages avec la banque Société Générale. Elle espérait d’avoir éventuellement une poste payante, mais elle a été déçu. Ce mois-ci, alors, elle commence un stage avec Bank of Africa.

Je lui ai assure que notre association continuera à la soutenir jusqu’au moment où elle aura une situation payante. J’ai aussi insisté qu’elle achète une lampe pour son bureau ; de travailler dans le noir n’est pas bon pour les yeux.

Avant de partir, j’ai demandé si je pourrais regarder la deuxième pièce, là où elle se couche. Il y avait un matelas par terre ; elle est Clarisse dorment dessus.


J’avais un dernier rendez-vous de la journée. J’ai demandé que Haoua vient me voir à mon hôtel. L’éclairage vert n’était pas beau.

Pour Haoua, nous avons financé la dernière année de Master en projets de développement. Nous avons aussi reçu une petite bourse pour permettre à Haoua de faire une expérience avec la cultivassions de sésame dans son village natale. Elle allait basé son thèse de Master dessous. L’expérience a échoué, mais son professeur lui a conseille toute de même d’écrire comment elle a fait faillite.

Elle m’a assuré qu’elle allait soutenir sa thèse de Master, mais ça fait presque trois ans qu’on attend. Je lui ai dit que nous étions impatients.

Mais nous l’avons aidé de trouvé un emploi comme assistante comptable, et elle gagne actuellement 115,000 f CFA brut (175€) par mois. Puisqu’elle habite toujours avec sa mère, elle soutien sa famille.

Nous attendons toujours la soutenance.

France

Email: info@chanceforchangecharity.org